Dominique Heritier - Psychologue clinicienne, Psychanalyste

BIBLIOGRAPHIE


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GOLSE B. "INHIBITION ET HYPERACTIVITE"

l'inhibition 

De l'inhibition à l'hyperactivité Dirigé par Hélène Lazaratou, Bernard Golse

L’hyperactivité dans le monde anglo-saxon est considérée comme l’un des troubles neuropsychiatriques les plus fréquents au cours de l’enfance. Toutefois, on constate de grandes divergences épidémiologiques entre différents pays qui témoignent d’un manque de consensus entre les critères diagnostiques. L’hyperactivité pose des questions quant aux définitions du normal et du pathologique dans l’évolution mentale de l’enfant et sur l’acceptation par la société d’un supposé trouble de l’enfant.

Une position de retrait, des interactions réduites, la pauvreté des échanges verbaux et la pauvreté du contenu imaginaire constituent l’expression du fonctionnement psychique des enfants inhibés.

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GOLSE B. L INTERSUBJECTIVITÉ: UN PARADIGME DU PROCESSUS THERAPEUTIQUE

GOLSE INTERSUBJECTIVITE

Lien et intersubjectivité, un nouveau paradigme

  1. La question du lien et de l’intersubjectivité fait aujourd’hui figure de paradigme autour duquel peuvent se rencontrer utilement psychanalystes, attachementistes et neuroscientifiques. Il nous semble que les psychopathologues et les neuroscientifiques ont, en quelque sorte, effectué le même mouvement conceptuel, quoique de manière non simultanée.
  2. La psychanalyse s’est d’abord intéressée à établir la métapsychologie du sujet pendant toute la première partie du xxe siècle (avec la théorie des pulsions) avant de se centrer davantage sur le rôle de l’objet grâce à l’école kleinienne et post-kleinienne, à partir des années 1950 (avec la théorie des relations d’objet), ces deux vertex ne s’excluant évidemment pas mais étant difficiles à conjoindre au sein d’une même approche.
  3. Parallèlement, et un petit peu plus tard, les neuroscientifiques sont passés progressivement d’une étude du cerveau en tant qu’organe isolé à l’étude du fonctionnement du cerveau en relation.
  4. C’est ainsi que se développe, depuis trois ou quatre décennies, ce que J.-D. Vincent (1986) a pu appeler une véritable « biologie de la relation » dont témoignent par exemple la biologie de l’attachement, les travaux sur l’empathie et les neurones-miroir, ceux sur l’imitation et également le fait qu’un auteur comme M. Jeannerod (1983, 1993) ait pu proposer le terme de « représentactions » pour indiquer que toute représentation mentale vaut toujours, finalement, comme une représentation d’interaction.

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