Dominique Heritier - Psychologue clinicienne, Psychanalyste

BIBLIOGRAPHIE


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GOLSE B. L INTERSUBJECTIVITÉ: UN PARADIGME DU PROCESSUS THERAPEUTIQUE

GOLSE INTERSUBJECTIVITE

Lien et intersubjectivité, un nouveau paradigme

  1. La question du lien et de l’intersubjectivité fait aujourd’hui figure de paradigme autour duquel peuvent se rencontrer utilement psychanalystes, attachementistes et neuroscientifiques. Il nous semble que les psychopathologues et les neuroscientifiques ont, en quelque sorte, effectué le même mouvement conceptuel, quoique de manière non simultanée.
  2. La psychanalyse s’est d’abord intéressée à établir la métapsychologie du sujet pendant toute la première partie du xxe siècle (avec la théorie des pulsions) avant de se centrer davantage sur le rôle de l’objet grâce à l’école kleinienne et post-kleinienne, à partir des années 1950 (avec la théorie des relations d’objet), ces deux vertex ne s’excluant évidemment pas mais étant difficiles à conjoindre au sein d’une même approche.
  3. Parallèlement, et un petit peu plus tard, les neuroscientifiques sont passés progressivement d’une étude du cerveau en tant qu’organe isolé à l’étude du fonctionnement du cerveau en relation.
  4. C’est ainsi que se développe, depuis trois ou quatre décennies, ce que J.-D. Vincent (1986) a pu appeler une véritable « biologie de la relation » dont témoignent par exemple la biologie de l’attachement, les travaux sur l’empathie et les neurones-miroir, ceux sur l’imitation et également le fait qu’un auteur comme M. Jeannerod (1983, 1993) ait pu proposer le terme de « représentactions » pour indiquer que toute représentation mentale vaut toujours, finalement, comme une représentation d’interaction.

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GORI ROLAND "SOUFFRANCE PSYCHIQUE"

 

  • La santé totalitaire. Essai sur la médicalisation de l’existence. de Roland Gori et Marie-José Del Vogo. Denoël. Collection L’Espace Analytique,2005

Comment peut-on être malade aujourd'hui avec une médecine qui transforme le patient en consommateur, sans souci authentique pour sa souffrance psychique?

L'oubli du malade dans la médecine contemporaine semble être le prix à payer pour des soins toujours plus rationnels et scientifiques. L'exploration du corps humain, le diagnostic précoce des maladies, l'acharnement à les combattre par des traitements douloureux et invasifs, exproprient «pour son bien» le patient de son corps. À travers des protocoles de diagnostic et de soins très standardisés, à travers le contrôle social de nos existences par une surveillance médicale accrue au nom de la santé.

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