Dominique Heritier - Psychologue clinicienne, Psychanalyste

DEPRESSION NERVEUSE

  • La dépression nerveuse . Francis Ancibure . Marivi Galan-Ancibure. Marie Jean Sauret. Les Essentiels milan. Avril 2006
L’évocation massive de la dépression au XXe siècle contraste avec le silence relatif des siècles précédents. Par le passé, il était question de mélancolie ; aujourd’hui, cette dernière paraît dissoute dans le terme de "dépression". Ce hiatus pose la question des causes de l’état dépressif et de son lien avec la modernité.
Sans écarter l’aspect biologique, on peut souligner la puissance de l’environnement culturel dans l’apparition de ce mal. Même s’il existe plusieurs formes de dépression, elles ont en commun l’opposition à l’Autre. Cet ouvrage tente d’expliquer la dépression nerveuse et ses différentes manifestations.
  • La dépression chez le tout-petit 
  • L'enfant, sa dépression et l'Autre
  • La dépression à l'adolescence
  • La dépression  masculine
  • La dépression féminine
  • L'ennui pesant
  • L'accablante solitude
  • L'angoisse paralysant
  • Le dépressif hyperactif
Il envisage les multiples traitements pour remédier à ce profond malaise.

 LA MELANCOLIE
 
  • La mélancolie. Etudes cliniques. Marie-Claude Lambotte, Economica 2007

La mélancolie n’en finit pas d’interroger la psychopathologie, aussi bien du côté de la psychiatrie que de la psychanalyse. C’est dire que les processus psychiques impliqués défient la nosographie traditionnelle dès lors que celle-ci maintient en des limites radicalement étanches les trois catégories des névroses, des psychoses et des perversions.

En quoi la mélancolie ne peut-elle se ranger, sans plus d’analyse, dans l’une de ces catégories ?

Quels sont les mécanismes à l’œuvre qui contreviennent à l’utilisation d’un tel classement ?

Et comment repenser alors la question de la structure ?

Que la « définition conceptuelle » de la mélancolie soit fluctuante et qu’elle survienne sous des formes cliniques diverses sans unité bien assurée, comme l’affirme S. Freud en 1917, incite - encore avec S. Freud – à privilégier en premier lieu la mise au jour des mécanismes de la maladie. Et c’est en 1924 qu’il fera de la mélancolie le paradigme des « névroses narcissiques ».

« Il n’est en effet pas discordant avec nos impressions que nous trouvions des motifs pour mettre à part des autres psychoses des états comme la mélancolie. », écrira -t-il dans Névrose et psychose.

Décider de la question exige d’en passer par les figures d’un discours subjectif et la singularité du symptôme qu’il enserre. La mélancolie se distingue ainsi de la dépression – plus justement de l’état dépressif -, et ne peut non plus se confondre avec la psychose maniaco - dépressive, comme on le dit encore.

La mise au jour d’un type de répétition constitutif du discours mélancolique permet ainsi d’élaborer, au plan de la clinique et de sa théorisation métapsychologique, la dynamique négative de la maladie, et d’en révéler un mode d’organisation psychique dont l’une des particularités, et non des moindres, consistera en sa parenté avec un originaire esthétique.